Il suffit d'une chambre Dans une ville Du vide le trait Deux geckos translucides pulvérisent le temps Je me nourris de l’eau noire De l’arroyo 10 000 corps coulent à moto Dans la nuit d’une rue corticale La grande image est sans image Cholon d’or, gorgé rouge, béton M’atteint comme un projectile Je suis la cible, l’éponge La sensation mauve du mangoustan Le riche qui joue 100 Dans un casino des jungles Porte le short du pauvre Au visage d'arroyo Peindre est une arme Garde la douceur sois Le ravin du monde Je m'introjecte l'info virale A l'internet des cafés Du monde qui se mondifie L’art s'est vu fini Mais par la bouche d'une serveuse Le Poème vient, Li Po l'immortel banni De la Chine des Tang Fini l'art engendre le medium engendre le medium Mais le corps traversé est une machine à abstraire Le moteur propulsif voilà De quoi Une nuit de tropique Ma peinture se fait MCA

Aucun article
Aucun article